October 15, 2013

L’artiste Alexandra Kawiak, compte parmi les deux nouvelles recrues de La SIRA. Multi facettes, elle oscille entre vidéo, photographie, installations ou encore couture pour produire des œuvres engagées qui pointent du doigt les injustices de notre société. Cette parisienne d’origine, voyageuse et passionnée par les échanges entre Nord/Sud, soulève notamment la question de la femme et des mouvements de population dans son travail pour une réflexion quasi politique.

Rencontre en quelques lignes avec cette artiste qui investit la SIRA accompagnée d’une bonne dose d’humour et de cynisme, portée par de multiples projets à venir.


Est-ce que vous vous souvenez de votre première rencontre avec le monde artistique?

J’ai un papa artiste, j’ai fait mes premiers pas dans son atelier.

Quels sont vos sujets de prédilection pour créer?

Les malentendus.

Quelles rencontres vous ont inspiré?

J’étais dans l’atelier d’Annette Messager aux Beaux Arts de Paris. Travailler à ses côtés à été une consécration pour moi. J’étais dingue de son travail et j’ai énormément appris, notamment sur la difficulté d’être une femme artiste et sa place dans le monde de l’art.
Et puis il y a Pierre Huyghe, dont j’ai été l’assistante quelques mois. Il a cette ouverture sur une intelligence sensible qui a révolutionné ma façon de penser.
 

Quelle a été votre œuvre la plus difficile à créer ?

Le projet MADZIMBABWE que j’ai créé pour mon diplôme. J’étais embourbée dans une pratique conceptuelle et politique, essoufflée par les carcans de l’art contemporain. Je faisais fausse route.

Quelle est votre définition de l’art?

J’emprunte les mots d’Isadora Duncan:

If I could tell you what it meant, there would be no point dancing it

Quel est ton parcours?

Chaotique mais poétique.

Quelles sont tes œuvres majeures ?

“Smells like Bitch Spirit”, une exposition personnelle à la galerie Frederic Lacroix qui me représente : 3 strip-teaseuses et une grosse sculpture en bois.

Peux-tu m’en dire un peu plus sur tes actualités à venir ?

Je travaille sur un projet de résidence entre Tanger et Cape Town, deux villes qui me sont chères et qui comptent de très bons artistes que j’aimerai soutenir.
Je souhaite aussi continuer mon nouveau projet où il est question d’archéologie du futur et surtout il me faut trouver plus de temps pour produire !

Enfin, quel est ton top 5 du moment ?

-La cuisine japonaise

-Mon nouvel atelier

-L’exposition de Pierre Huyghe au Centre Pompidou

-Pina Bausch

-L’automne

 

Découvrez le travail d’Alexandra sur: www.alexandrakawiak.com!