October 19, 2013

440-HOPE web

Plus que quelques jours avant l’arrivée des artistes du 440 HOPE à Los Angeles! L’occasion de revenir sur les intentions des artistes avant le début de la résidence. Il reste seulement 10 jours pour aider les artistes du 440 HOPE donc pour ceux qui ne l’auraient pas déjà fait, nous vous invitons à venir participer au financement de la résidence sur http://www.kisskissbankbank.com/fr/projects/440-hope!


440 HOPE EP

Paul Armand-Delille, producteur, musicien et DJ, déjà présent lors de la résidence ’434′ l’année dernière au Maroc s’embarque sur un voyage musical conceptuel.

La société Américaine et son impérialisme sur fond de dérégulation et de ‘Shutdown’ qui contraste avec sa puissance et ses idéaux purs sans oublier le fameux ‘American Dream’ sont des thèmes qui touchent Paul fortement.

L’idée pour lui est de réussir pour lui à capturer le ‘California Sound’ sous toutes ses formes, à travers un EP concept enregistré sur place avec le concours de musiciens locaux (Daniel Khalili, Merkley Merkley, Baron von Luxxury, James Keith, Al Shukburgh) et à travers des sessions d’enregistrement organiques suivant les rencontres faites pendant la résidence.


THE LAST DAYS OF OUR YOUTH – ECLIPSE

Nina Lili J se centrera autour de deux projets d’envergure à Los Angeles : le premier est la réalisation d’un moyen-métrage, The last days of our youth dont elle a écrit le scénario à Paris. Elle en composera la bande originale éponyme qui constituera aussi l’EP de sa résidence. Ce film sera pour elle un moyen de prolonger son travail sur l’image dans lequel elle avait déjà fait ses preuves avec les vidéos réalisées pour son maxi DUNE sorti en Mai dernier.

D’autre part Nina retrouve à L.A plusieurs musiciens avec lesquels elle est impatiente d’expérimenter et collaborer, pour mettre en place le live de son album Eclipse, à paraître en Février 2014. Une série de concerts est prévue dès la mi-décembre.

Nina réalisera également une série de courtes vidéos autour d’Eclipse ainsi que le clip du premier single de son album.


HABITACLE DE L’OISEAU – RAYONIXME – DJIN BIRD

Au 440 HOPE, Andrey Zouari se concentrera sur trois projets.

L’Habitacle de l’Oiseau – Témoignage d’une nouvelle mutation.

“Nous pénétrons  dans l’habitacle d’un organisme vivant,  le temps semble être infiniment plus long et on assiste à la dernière mutation d’un oiseau hybride au sein d’un vestige spatial. C’est un travail de mise en scène, de performance et de recherche plastique.  L’ensemble créé rassemblera un corpus qui fera l’objet d’une documentation photographique, d’une video et enfin d’une édition.”

Le second projet, est une progression et évolution de RAYONIXME:

RAYONIXME: projet collectif et collaboratif ou je continuerai mon travail de direction artistique de photographie instantanée et de performance musicale afin de créer un premier fanzine autour de l’univers du Rayonixme.”

RAyonixme-side-by-side

Troisième projet, en collaboration avec Boris Lévy, le dernier chapitre de la trilogie Djin Bird:

“Dans chaque film que nous avons produit, il y à la volonté de réunir en une seule entité tout un espace mental et sensoriel. Le film comme vestige d’un processus artistique.

Le premier volet débutait le triptyque par un voyage céleste à bord de la Blue Gondola, naviguant entre le violet et le vert. Sa métamorphose donna naissance à l’oiseau-esprit Djin Bird. Le film chemine ses incarnations dans un monde naissant, ou peut-être, post-apocalyptique.”

 Djin Bird , Andrey Zouari & Boris Lévy, 10mins, 2013

Djin Bird , Andrey Zouari & Boris Lévy, 10mins, 2013

“Le second film Un appeau à Loplop est un clin d’œil à l’oiseau spirituel, au double à plume de Max Ernst. C’est un hommage à ses peintures. Métamorphose romantique, jeu profond avec l’ambigu, avec le rêve, Un appeau à Loplop invite à se perdre dans des paysages intérieurs, déserts aquatiques et flore sinueuse.”

Appeau à Lop Lop, vidéo, Boris Levy & Andrey Zouari, 2013

Appeau à Lop Lop, vidéo, Boris Levy & Andrey Zouari, 2013

“La dernière partie, sera tournée dans les déserts et canyons Californiens. Sous l’influence des chamans Hopi, teinté d’ocre et de bleu électrique, le chemin de l’échelle de Jacob tranche les éléments terrestres pour regagner l’immensité céleste. Le ciel des oiseaux divins sera notre espace de clôture.”


THE BLIND PICTURE – THE BLIND CAMERA

Pour sa première participation à une résidence de MAD Agency à l’étranger, le thème phare des recherches de Boris Lévy sera la cécité.

La cécité, traduite à partir de deux projets distincts, The Blind Picture et The Blind Camera poursuivront les recherches entamés par Boris sur l’image et ses incarnations physiques:

THE BLIND PICTURE:

“Des photographies dans l’obscurité des visages. Des portraits d’aveugles impressionnés grâce à une pellicule infrarouge, support sensible à la chaleur, à une lumière palpable dont la longueur d’onde appartient à un spectre au-delà du visible.

À partir du support photographique en 2D, je souhaite effectuer des tirages 3D, grâce à une interprétation simple et programmée des contrastes en relief.”

The Blind Camera

The Blind Camera

THE BLIND CAMERA:

“D’une image en mouvement, je souhaite traduire son signal vidéo en signal sonore. La couleur, la luminosité et la positon dans le cadre du sujet filmé influera sur la texture, le ton, l’intensité et la spatialisation du son.

La caméra se transforme en instrument instinctif de musique.
Des différentes formes filmées s’émanerait un chant unique. La composition du cadre et des couleurs s’apparenterait à l’arrangement d’un orchestre visuel.”

3 bl

The Blind Camera


LA CHAMBRE CLAIRE

Anatole Maggiar, commissaire de la résidence 440 HOPE, est en charge du bon déroulement du programme et des projets des artistes. Associé à Jay Nayssan, co-comissaire de la résidence, il s’occupera de la production de l’exposition à Los Angeles en Janvier 2014 et au retour en Avril à Paris.

Les résidences à l’étranger sont pour lui un moment ou il peut se dégager quelque peu de la responsabilité de gestion et d’organisation de son rôle de Président de MAD Agency.

La Chambre Claire” de Roland Barthes est un livre qui m’à profondément inspiré et qui à totalement transformé ma compréhension des images dont nous sommes bombardés chaque jour: dans les rues, avec la publicité qui est présente partout, arrêt de bus, façades d’immeubles, transports en commun; dans les médias, à la télévision, sur internet, nous vivons dans un monde ou l’image est totalement omniprésente. Depuis l’arrivée du téléphone portable et la miniaturisation des objectifs, l’homme ‘moderne’ capture l’image en quasi permanence et la regurgite quasi instantanément sur les réseaux sociaux. Mon travail à Los Angeles se focalisera sur l’image, notre façon de la lire, de l’interpréter et les raccourcis que notre cerveau emprunte lorsqu’on est confronté à elle.”

La Chambre Claire, Roland Barthes, Gallimard - Seuil, 1980

La Chambre Claire, Roland Barthes, Gallimard – Seuil, 1980


IMAGE FOR SALE

Nous sommes bombardés chaque jour par des images dans les médias, à travers la publicité et encore plus maintenant avec l’avènement des réseaux sociaux. L’Age de la communication virtuelle est là mais sommes nous vraiment plus efficace lorsque nous communiquons les uns avec les autres? Voici le thème des recherches de Chi Chi Menendez à Los Angeles.

SELFIES

SELFIES

“Twitter définit et limite le nombre de lettres que nous pouvons utiliser pour communiquer et remplace la grammaire et le vocabulaire par des ‘hashtags’. Instagram ne permets que des images. Vine nous accorde 6 secondes d’attention et la recherche récente démontre que la plupart des utilisateurs Facebook se sentent peu satisfaits de leur vie à cause de cette comparaison permanente à la vie des autres.

La montée en puissance des blogs, des plateformes d’informations, des magazines ‘online’ utilisant du contenu aggloméré contribue au déclin de sources d’informations crédibles et résultant au partage d’idées fausses et de nouvelles erronées qui font le tour de la toîle, partagés de manière virale.

D’un côté il y à la publicité, à laquelle nous sommes soumis, dans les rues, dans le métro et en ligne… de l’autre nous avons les réseaux sociaux que nous alimentons nous même.

Les célébrités, les musiciens, les marques de mode, ont toujours été conscientes de la valeur et de l’impact de cette image packagée. Les magazines et les marques de mode sont les leaders d’opinion, et sont la référence pour la jeunesse qui vit selon leurs codes: apparence, vêtements, gouts, sorties etc.. La portée de leur influence s’étends à partir des réseaux sociaux, quantifiés par le nombre de ‘likes’ et de ‘followers’.

La beauté et la perfection sont des thèmes centraux dans la communication et la publicité. Atteindre le look parfait, la vie parfaite, autant de réflexes qui sont aussitôt imités par la masse. Il n’est pas nécessaire de rappeler que la publicité et les réseaux sociaux affecte notre façon de nous juger et d’interagir avec notre environnement social. Que l’on soit une marque ou un particulier, nous nous retrouvons happés par le jeu social du ‘show and tell’, partageant des avatars de nous même, en recherche constante d’une validation extérieure. Nous sommes placés dans un système de communication dont les rouages sont le narcissisme et le voyeurisme ou l’Image est maître.

Que se passe t’il donc lorsque nous sortons l’égo-centrisme de notre communication? Que reste t’il? Quelles sont nos interactions? Comment voyons nous les autres, et qu’essayons nous vraiment de nous dire?”